Selon le livre Chère Ijeawele, ou manisfeste pour une éducation féministe

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De Chimamanda Ngozi Adichie, 2017, 78 pages.

Le livre en une phrase, c’est quoi ? : Chimananda Ngozi Adichie écrit une lettre à son amie d’enfance Ijeawele qui vient d’accoucher. Elle lui donne 15 conseils pour l’éducation de sa fille : Chizalum Adaora.

Mon passage coup de Red heart du livre :  “Savoir cuisiner n’est pas une compétence préinstallée dans le vagin”

Résumé du livre

Woman is the nigger of the World ”, nous chantait John Lennon en 1972. Pour soutenir la Femme avec un grand F. Toutes les femmes, vraiment ? “ Être une femme, c’est aussi dur que d’être Noir.” Really John ? Hm..ok. Et donc si je suis une femme et qu’en plus de ça, je suis Noire. Comment on s’organise ?

Aujourd’hui encore, à l’image de cette chanson, peu de femmes noires se retrouvent dans les discours féministes des médias. Chimamanda Ngozie Adichie vient rectifier le tir et nous livre le mode d’emploi pour donner une éducation féministe à notre fille.

Vous verrez que certaines de ces suggestions vous concernent directement, et non votre fille. Pourquoi ? Parce que vous êtes son meilleur modèle. Un changement chez vous aura un impact direct chez elle.

Sans tarder, découvrons les 14 suggestions.

Suggestion 1 – Faites de vous une priorité. Être maman ne signifie pas « revoir vos ambitions professionnelles à la baisse » et ne plus avoir de vie sociale. #MamanMaisPasQue

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Vous n’êtes pas qu’une mère. Vous êtes une femme, une copine, une collègue. Vous avez vos rêves, vos objectifs de vie et vos envies de bien-être. Devenir maman ne signifie pas dire aurevoir à qui vous étiez. Au contraire, réalisez-vous pleinement. Sans frustration. C’est le meilleur exemple que vous pourrez donner à votre enfant.

La journaliste américaine Marlene Sanders, première femme à avoir couvert la guerre du Vietnam nous donne ce conseil très simple : ‘’Ne vous excusez jamais de travailler. Vous aimez ce que vous faites, et aimer ce que vous faites est un merveilleux cadeau à offrir à votre enfant ‘’.

Suggestion 2 – Entourez votre fille d’un village d’oncles et de tantes inspirants


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L’entourage et les fréquentations que vous avez ont un impact direct sur l’éducation de votre fille.

Commençons par « les oncles ». Toute sa vie, elle sera confrontée à toutes sortes de personnalités masculines. Il est donc important que vous lui montriez dès le début des figures masculines digne de ce nom. Vos frères, vos amis, les amis de votre compagnon. Faites-en sorte de vous entourer d’hommes bienveillants et respectueux. D’hommes qui trouvent normal de s’occuper des tâches domestiques. Ces hommes seront un repère, des “modèles de normalité” pour elle. Ainsi, quand elle sera confrontée à des garçons à l’école, à l’université et plus tard dans sa vie de femme, elle saura clairement ce qu’elle pourra accepter (ou pas) chez un homme. Elle saura ce qui est en phase (ou pas) avec ses valeurs.

Passons à présent aux tantines. Nous savons que les enfants imitent et se construisent en fonction de ce qu’ils voient. Vous, vos amies, vos sœurs de cœur : soyez des exemples pour elle. Parlez-lui de femmes remarquables à qui elle pourra s’identifier. Ici, l’écrivaine donne l’exemple de plusieurs femmes noires féministes comme Florynce Kennedy, Ama Ata Aidoo ou encore Ngozi Okonjo-Iweala.

Suggestion 3 – Dites à votre fille que le mariage n’est pas un objectif de vie

Féministe mariage ecole

Cette idée d’agiter le mariage comme une médaille est affligeante. Très récemment, quand j’ai annoncé à une de mes amies que j’allais prendre une femme de ménage, sa première réaction a été de me dire : ‘’Non mais Sandy si tu commences à faire des choses comme ça, tu vas avoir du mal à trouver un mec. Il va se dire que tu ne sais pas tenir une maison !’’. Pensez-vous qu’elle aurait répondu la même chose à un ami du sexe opposé ? La cuisine, le ménage et le reste sont trop souvent considérés comme des pré-requis nécessaires pour obtenir la validation ultime du mariage. Cela conditionne nos filles, minimise leurs rêves et formate leurs ambitions.

Entretenir ce genre de croyances créé un décalage tragique une fois arrivé au mariage. Vous avez d’un côté une fille qui a grandi avec cette idée de mariage-récompense. Et de l’autre, vous avez un garçon qui a grandi. Point. “ L’institution (du mariage) compte plus aux yeux de l’une que de l’autre ” nous dit l’écrivaine. Donc forcément, “l’une” sera enclin à faire plus de concessions et de sacrifices pour maintenir ce qui est si précieux pour elle.

Suggestion 4 – Faites-lui aimer les livres ! C’est le meilleur investissement pour son avenir.

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Les livres lui apprendront ce que l’école ne lui apprendra pas. Et dans le cas d’un enfant afro, c’est encore plus le cas. Nous sommes bien placés pour savoir à quel point les programmes scolaires tronquent et réduisent l’Histoire des afro-descendants. Qu’elle lise régulièrement des romans, des autobiographies inspirantes ou des livres éducatifs comme l’Histoire de l’Afrique et de sa diaspora de Jahlyssa Sekmet ! C’est comme cela qu’elle construira les bases de sa pensée et de son identité.

Une fois encore, le meilleur moyen pour lui donner envie de lire, c’est de montrer l’exemple. Lisez, et elle saura que c’est quelque chose de bien. Elle voudra faire « comme maman ». Et si vous cherchez des conseils de lectures, n’hésitez pas à consulter ma rubrique Afrobooks !

 

Suggestion 5 – Montrez-lui que ces cheveux naturels sont sublimes !

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N’associez pas l’entretien des cheveux crépus à de la souffrance. Aujourd’hui, à l’ère des Youtubeuses capillaires comme Curlidole et des salons du cheveu afro comme la Natural Hair Academy, nous n’avons plus d’excuses ! Nous avons tous les outils pour apprendre à connaitre, comprendre et sublimer nos cheveux.

Au-delà de l’entretien, redéfinissez ce que c’est que d’avoir de beaux cheveux. Beaux ne signifie pas trop serré-qui-détruit-le-cuir-chevelu-et-donne-mal-à-la-tête. Avoir de beaux cheveux, c’est aimer ce que la Nature lui a donné. Tout simplement.

Malgré cela, il arrivera peut-être un jour où elle vous questionnera sur son apparence. Peut-être qu’elle vous dira un jour qu’elle aimerait être comme ces belles blanches aux cheveux lisses qu’elle voit à la télé. Ne soyons pas surprise. C’est ce modèle de beauté qui domine le monde. Ainsi, assurez-vous de lui montrer des modèles de femmes qui lui ressemblent : Lupita Nyong’o, Aïssa Maïga, Inna Modja et d’autres ! Le monde évolue à ce niveau. Le travail de la réalisatrice Shonda Rhimes et de la place qu’elle donne aux femmes noires dans ses séries en est le parfait exemple (j’en parle dans cet article).

Suggestion 6 – Apprenez-lui à être fière de son identité de Femme noire

 

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Quel que soit son pays de naissance, elle doit grandir en étant fière d’être Noire. Fière de la culture du pays d’origine de ses parents.

Comment ? Une des pistes est de lui faire connaitre la vraie Histoire de son peuple. Et elle saura que les personnalités qui ont fait ce monde ne sont pas que Napoléon, Pasteur ou Victor Hugo. Mais aussi Mansa Moussa, Soundiata Keïta, Edmond Albius ou encore Granville T. Woods. Nombreux sont les Noirs qui ont permis de construire le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Je vous donne quelques exemples dans mon article 10 inventeurs noirs qui ont changé le monde.

Suggestion 7 – Utilisez votre culture et les traditions à votre avantage

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Dans votre culture, faites le tri entre ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Chimamanda Ngozi Adichie prend sa propre culture en exemple. Les bons côtés de la culture igbo sont l’importance donnée à la famille, le sentiment d’appartenance à une communauté, le travail et leurs proverbes pleins de sagesse. Par contre, dans cette culture on dit qu’il y a des choses que les femmes ne peuvent pas faire. On note aussi une culture trop matérialiste qui donne beaucoup d’importance à ce que l’autre « possède ». Votre fille doit connaitre sa culture dans son entièreté, mais ne garder que ce qui est bon.

On s’appuiera souvent sur la “tradition” pour vous dire qu’être une bonne mère c’est rester à la maison s’occuper des enfants. Dans le livre, l’écrivaine conseille à son amie la chose suivante : “ Réponds-lui que la véritable tradition igbo, ce sont les familles à double revenu parce que, avant la colonisation britannique, non seulement les femmes cultivaient la terre et faisaient du commerce, mais le commerce était même une activité exclusivement féminine […] “.

Cette idée de faire le tri dans les traditions, de ce qui est bon et moins bon, est une proposition que l’on retrouve également dans le livre Afrotopia de Felwine Sarr dont je vous ai préparé un résumé-chronique ici.

Suggestion 8 – Parlez lui de sexe et des petits copains

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Pourquoi ? Parce que c’est en parlant que vous pourrez faire de la prévention. C’est en lui parlant que vous la préparerez et la protégerez.

Il est inutile de sacraliser la virginité et d’utiliser des sous-entendues et images menaçantes du type “ le sexe c’est mal “  ou “ si tu n’attends pas le mariage tu seras déshonorée! ”. Dites-lui simplement que c’est mieux pour elle qu’elle attende d’être adulte. Comment réussir à faire passer ces messages ?

Faites-en sorte de construire une relation qui fait qu’elle viendra naturellement vous parler de ses petites histoires de cœurs. Attention, nous ne sommes pas en train de dire qu’il faut devenir la meilleure amie de votre fille. Vous devez garder votre place de mère. Mais soyez cette mère à qui elle peut se confier. De cette manière, vous pourrez lui dire que l’amour ce n’est pas uniquement donner, c’est aussi recevoir. Message très important dont n’ont pas conscience les jeunes filles et aussi beaucoup de femmes de nos jours.

Suggestion 9 – Vous devriez éviter de l’appeler “ma princesse”. Je vous explique pourquoi.

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Le mot princesse est chargé de présupposés sur la délicatesse, la douceur et sur le principe du prince charmant qui viendra la sauver. Préférez “mon ange” ou “mon étoile”.

Ou mieux !

Pourquoi ne pas lui donner un surnom dans votre langue ? Un surnom porteur de sens. L’écrivaine raconte que sa tante avait l’habitude de l’appeler Ada Obodo Dik. Ce qui signifie en igbo « la fille de la Terre des guerriers ». Quoi de plus beau que d’être sublimer dans la langue de ses racines culturelles !

 

Suggestion 10 – Il n’y a rien au monde qu’elle ne puisse pas faire juste parce qu’elle n’est pas un garçon. Sport, études, voyages : ne la réduisez jamais à son « statut » de fille.

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N’enfermez pas votre fille dans cette conception binaire où nos filles jouent à la poupée et nos garçons aux petites voitures. Que les filles s’inscriront à la danse et les garçons au foot. Quand viendra le moment de lui acheter ses premiers jouets, laissez-là librement se tourner vers les jouets qu’elle désire…mais préférez le rayon des garçons ! Je vous explique pourquoi.

Vous remarquerez que tous les jouets pour garçon sont des jouets d’action et de réalisation dont les équivalents dans la société ont une place importante : trains, voiture, jeux de constructions. Tandis que la plupart des jouets de filles sont du « passif » et de l’apparence.

Encouragez-là à faire des activités physiques. Beaucoup de filles arrêtent le sport au moment de la puberté. La poitrine apparait, les règles arrivent. Elles se brident elle-même. Elles doivent pourtant continuer à grandir en faisant corps avec ce qu’elles sont en train de devenir. Football, natation, athlétisme, tennis. Faites-la bouger, se dépenser. C’est bon pour la santé. C’est bon pour l’esprit.

Suggestion 11 – Apprenez-lui à grandir dans un monde de diversités

 

Apprenez-lui à accepter la différence. Car c’est sur cela qu’est basé l’existence même de notre société. Dites-lui qu’il y a des mosquées, des églises, des temples, des hommes qui aiment des femmes mais aussi des hommes qui aiment d’autres hommes. Et que c’est comme ça.

Lui donner les moyens de comprendre et accueillir ces différences, c’est lui donner les clefs pour évoluer plus tard dans sa vie professionnelle et personnelle.

Suggestion 12 – Donnez au père toute sa place dans l’éducation de votre fille et dans les tâches ménagères. A part allaiter, il n’y a rien que la Nature empêche à l’homme de faire.

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Savoir cuisiner n’est pas une compétence préinstallée dans le vagin

Tout s’apprend : la cuisine, le ménage, tout. Personne n’a cela d’inné en soi. Ni les hommes, ni les femmes. Et ce n’est pas à vous de porter cette responsabilité dans votre foyer. Comme si chacun avait son rôle.

Non.

Un papa qui donne le bain à son enfant n’est pas un papa qui “aide la maman”. Un papa qui fait la cuisine, n’est pas à féliciter. En fait, c’est un papa qui tout simplement fait son rôle de père. Penser autrement suppose que toute cette gestion est un rôle qui par défaut est attribué aux femme, et en option pour les hommes.

Et dans l’éducation de votre fille. Impliquer le papa dès le début. Il est très important de créer ce lien père-fille. C’est un acte sain, bénéfique et nécessaire dans l’évolution et la construction de votre fille.

Suggestion 13 – Être maman n’est pas inné. Ne vous mettez pas la pression. Vous ne pouvez pas tout d’un coup devenir experte de choses que vous n’avez jamais faites.

 

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N’ayez pas honte de demander de l’aide. Faites des recherches (livres, blogs, Google), lisez, apprenez. Tout est une question de pratique. Au fur et à mesure, vous commencerez à connaître votre bébé. Ce qu’il aime, ce qu’il aime moins. Vous apprendrez pas à pas.

A présent, tout le monde aura une idée sur ce que vous devriez faire. La manière de tenir le biberon. A quel moment arrêter d’allaiter. Comment calmer votre enfant. S’il faut que vous repreniez votre travail à temps plein, ou pas. S’il faut que vous dormiez dans la même chambre que bébé, ou pas. Ecoutez ces recommandations. Remerciez ces gens qui, pour la plupart, sont bienveillants avec vous. Mais dans ces tourments que conseils différents, et donc d’indécision, restez fidèle à une seule et unique chose : écoutez-vous.

Faites ce qui est en phases avec vos valeurs. Vos ambitions. Votre plan de vie. Être ce que les autres voudraient que vous soyez n’a pas de sens.

Suggestion 14 – Dites-lui qu’il n’est pas important de plaire à tout le monde. L’essentiel, c’est d’être vraie avec elle-même.


Summer Smile

 


Son seul objectif doit être d’être pleinement elle-même.
Dès le début, montrez-lui qu’elle compte. Dites-lui que si quelqu’un ne l’apprécie pas, quelqu’un d’autre le fera.

Mais sachez-le : vous aurez beau faire tout cela. Votre charmante enfant ne deviendra pas forcément exactement ce à quoi vous vous attendiez. C’est comme ça, c’est la vie. Vous aurez en tout cas posé toutes les bases et lui aurez donné toutes les clefs pour qu’elle prenne son envol.

Je conclurai cette article comme Chimamanda Ngozi Adichie a conclu ce livre. Au final, ce qui compte, c’est : ” Qu’elle soit en bonne santé, et heureuse. Qu’elle ait la vie qu’elle désire, quoi que cela puisse signifier “.

Alors, y a-t-il des principes que vous appliquez déjà ? Quelle est la suggestion la plus importante selon vous ? Dites-moi tout en commentaires !

Cet article vous a plus ? Allez plus loin, et achetez ou offrez ce livre :

Le livre en français : Chère Ijeawele ou manisfeste pour une éducation féministe
Le livre en anglais : Dear Ijeawele, or A Feminist Manifesto in Fifteen Suggestions

L’avis d’Abena

C’est un livre écrit par une africaine. Donc la communauté noire se retrouvera dans beaucoup de ses propos. Mais en réalité, ce livre est destiné aux mères, femmes, pères, tantes, sœurs et frères de toutes les couleurs et de toutes les communautés. Autre point, j’ai beaucoup aimé le fait que Chimamanda Ngozi Adichie donne à la figure masculine toute sa place et son importance dans la construction identitaire d’une enfant. Sans aucun doute, c’est un ouvrage incontournable de l’afro-féminisme et du Black feminism d’aujourd’hui.

Points forts

    • Livre court, se lit très vite !
    • Livre qui ouvre à la discussion et au débat car tout le monde ne sera pas forcément d’accord avec chacune des suggestions
    • De l’humour par-ci par-là : “Je ne peux pas m’empêcher de m’interroger au sujet du petit génie du marketing qui a inventé cette distinction binaire entre rose et bleu”
    • Enfin un livre féministe qui ne met pas les femmes noires de côté

    Point faible

    • Je cherche encore…

    Pour acheter le livre

    Si cet article vous a donné envie de découvrir ou d’offrir ce livre, c’est par >>> ici <<< que ça se passe

    Focus Auteur – Qui est Chimamanda Ngozi Adichie ?

    féministe chimamanda

    Chimamanda Ngozi Adichie est une écrivaine nigériane qui vit entre Lagos et Washington. Elle est connue pour ses romans Americanah, l’Hibiscus Pourpre et L’Autre moitié du soleil (qui est juste un de mes livres préférés). La lumière est mise sur elle en 2013 lorsqu’elle intervient dans l’album de Beyoncé (Flawless) où une partie d’un de ces textes est cité. Pour mieux la connaître. Je vous conseille de regarder l’excellente conférence TED qu’elle a donné en 2009.

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    • Brittany Makubikua dit :

      Totalement d’accord avec la Suggestion 14.
      Un peu moins avec la Suggestion 11 et la 7…

      Très bon article cela dit.

      • Abena dit :

        Merci Brittany !

        J’étais sûre que la suggestion 11 n’allait pas faire l’unanimité hihi. D’ailleurs, à la sortie du livre, cette suggestion a un peu fait “polémique”

        Pour ce qui est de la suggestion 7 (“ne prendre que ce qu’il y a de bon dans sa culture”), je trouve que l’exemple qu’elle donne avec sa propre culture est assez parlant. Il faut connaitre et être au plus proche de sa culture et de ses traditions. Mais, par exemple, si dans ta culture, c’est “la tradition” qu’une femme arrête de travailler une fois qu’elle a un enfant. Et que toi tu n’es pas du tout en phase avec cela….ça pose problème. Problème entre ce que te “demande” ta culture et tes convictions propres.

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